mercredi 20 juillet 2016

Coligny











Dans le ciel plane le milan
Tandis que
Sans répit —
Stridulent les cigales


Dans l'intense touffeur
Souffle parfois 
— Sur nos jardins suspendus
Un vague zéphyr
Presque bienfaisant —
Venu du Midi…
Évidemment




Tout à l'heure
Lorsque j'aurai écrit ceci —
J'irai onduler sous l'eau
Débordant de l'accumulation de toute cette énergie vitale…




Comme disparaît vite l'imminence
Ou l'hypothèse de l'imminence… —
De la guerre civile…


Allongé
Immergé dans le bercement des feuillages
Qui font
Pour moi —
Tout le monde
J'oublie ceux
Que l'on sait nombreux
Et étonnamment disparates —
Qui lâcheraient bien tous les chiens de l'Enfer
Sur ce malheureux pays — et nos transats…




Je ne suis pas le Chairman
Du Bureau de la Confrontation avec la Haine et l'Horreur
Mais je suis né 1, rue Amiral Coligny
Du temps de l'Empire… —
Et
À ce titre —
Je connais ces sujets
Pour ainsi de naissance
Et aussi l'impermanence
De tout
Hors les fous —
Et aussi bien du Paradis…


Et je sais à quelle vitesse aussi
Les choses — parfois — empirent


Mais le temps se couvre
Et je sens venir l'orage
Je vais donc plutôt poursuivre cette poésie
À la nage…






Le 20 juillet 2016


Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2016








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