mercredi 13 juillet 2016

AU LOIN D'OÙ SE JACASSENT









Au loin d'où se jacassent
 Des arguties
 D'où se ravagent
Des barbaries
Nous voguons
Dans l'immense océan
D'un mouvement lent et profond
Qui irradie en séismes
Tout du long


Nous n'allons nulle part
Nous creusons l'Abîme
Merveilleusement
Infiniment


Vous
À l'astrolabe
Vous consinuez la Voie
Lactée
Déhanchée


Ardemment


Âme du Monde


Et moi
Bourlinguant
Avec le sextant
J'entrouvre
Puissamment
La vague de corail


Amoureusement


Éblouissement du Monde


Je ne vais nulle part
Je suis ancré
Infiniment caressant
Dans la vaste beauté dérivante de la pulsation du Monde
Dont j'amplifie
Sans le vouloir —
Désir aimant —
L'irrépressible tournoiement


Absolument sereinement


Vous n'allez nulle part
Avec maestria
Vous creusez aisément le maelström
Sans le vouloir —
Désir aimant –-
Que vous amplifiez
Au cœur


Du grand Cœur du Temps


Absolument sereinement


Cette voguaison sans fins
Pourquoi y mettrions-nous fin
Qui déchaîne des typhons
Qui éblouit dans le blanc
Qui s'embrase de notre amour aimant
Que pulse notre amour aimant ?


Il faut donc qu'au final
Se soulève le monde


Et nous emporte
Ce qui nous embrasse tant.








Le 28 août 2005.




R.C. Vaudey. 


Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2004-2005 





(Première mise en ligne : le 21 août 2012)





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