vendredi 16 novembre 2018

Mâtins de Naples





Chère amie,






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Ce que je veux dire c’est que certains  ne sentant pas la terrible haine sous-jacente qui de tous côtés anime les protagonistes n’ayant pas directement ou indirectement mais par famille interposée eu l’occasion de vivre les ravages auxquels conduisent ces exécrations — s’en trouveront soulagés, tant on sent qu’ils pensent au fond d’eux-mêmes que l’on force la farce. 

Les autres savent qu’il faut être le maître de l’imposture, — aussi grossière soit-elle.

Enfin, l’injouissance cette impuissance, cette défaillance profonde des facultés poétiques, mystiques, sentimentales et amoureuses mène le monde, et ce ne sont pas ces luttes qui m’effraient mais cette misère contemplative des Hommes.

 




Seule l’extase harmonique

Elle seule m’importe

La misère de la sexualité pré-génitale me sidère
Me consterne

Je tiens invariablement que si un Homme est un contemplatif — galant
Il en sait toujours assez long
Et que s'il ne l'est pas, il peut bien savoir tout ce qu'il veut
Cela ne peut que lui nuire

Autant dire que je vis comme dans un monde de zombies


La seule vraie noblesse est celle de la contemplation galante :
Il ne sert à rien de le dire
Il faut la vivre
Et prier le ciel de la connaître toujours
Puisqu’elle n’est elle-même qu’un heureux concours de circonstances

Peindre
Photographier
Filmer
Peut-être

La théorie me semble assez vaine

La poésie devrait rester secrète



À vous,



R. C.



Le 12 novembre 2018





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