Chère
amie,
Lire ici
…
.
Ce
que je veux dire c’est que certains ne sentant pas la terrible
haine sous-jacente qui de tous côtés anime les protagonistes —
n’ayant pas directement –
ou
indirectement mais par famille interposée –
eu l’occasion de vivre les ravages auxquels conduisent ces
exécrations — s’en trouveront soulagés, tant on sent qu’ils
pensent au fond d’eux-mêmes que l’on force la farce.
Les autres
savent qu’il faut être le maître de l’imposture, — aussi
grossière soit-elle.
Enfin,
l’injouissance — cette impuissance, cette défaillance profonde des facultés poétiques, mystiques, sentimentales et amoureuses — mène le monde, et ce ne sont pas ces luttes qui
m’effraient mais cette misère contemplative des Hommes.
Seule
l’extase harmonique
Elle
seule m’importe
La
misère de la sexualité pré-génitale me sidère
Me
consterne
Je
tiens invariablement
que si
un Homme est un contemplatif
—
galant
Il
en sait toujours assez long
Et
que s'il ne l'est pas, il peut bien savoir tout ce qu'il veut
Cela
ne peut que lui nuire
Autant
dire que je vis comme dans un monde de zombies
La
seule vraie noblesse est celle de la contemplation galante :
Il
ne sert à rien de le dire
Il
faut la vivre
Et
prier le ciel de la connaître toujours
Puisqu’elle
n’est elle-même qu’un heureux concours de circonstances…
… Peindre
… Photographier
… Filmer
… Peut-être…
La
théorie me semble assez vaine…
La
poésie devrait rester secrète —
À
vous,
R. C.
Le 12 novembre 2018
.
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