lundi 2 juillet 2018

L’existence détermine la jouissance…









R.C. Vaudey
Le 29 juin 2018
Encre sur papier







Le jour où nous avons fait le parfait amour


« Voilà l'amour »
Est l'évidence
Dans laquelle j’irradie
Passée la jouissance


L'amour parfait
Où l'extase nous a pulvérisés
Dans un grondement sismique
Systémique
Reprenant sans arrêt
Proprement magmatique
Que rien ne pouvait
Ne semblait pouvoir jamais
Arrêter


L'amour de l'été
Et l'été de l'amour
De prodigieuse aise
Bien au frais
Dans la formidable fournaise
Sous la fabuleuse lune
Pleine et rousse
Merveilleuse
Au milieu de la nuit
Omnipotente
Dans sa mirifique puissance de marée millénale
Cette après-midi d'amours lentes et phénoménales




L'accord parfait
De nos corps
Dont les courbes sinusoïdales
De l’ample houle qui les emportait
S’accordaient
Se confondaient
En mystiques épousailles
Moi laissant
Dans le plus faramineux des glissando
Passer vos vagues
Explosant crescendo
Sur la plage du Temps
Où déjà vous abordiez
Où déjà vous débordiez
Égarée dans l’ouragan
Hurlant dans l’ourlé
De l'écume bleue et dorée
De nos retrouvailles…
Jusqu’à ce que m’enlève
À mon tour
Tel un centaure 
Éperdument convulsé
Dans l’or 
De la Beauté et de l’amour —
Le Monde — Jouissant
Tout entier




Le soir
Arrosant un hibiscus
En arrêt
Dans cette même Beauté
Manifestée cette fois par la plus entière béatitude
Submergé par le silence
Et l’Irradiance
Plantes
Orties
Insectes
Toile géante d’araignée
Mêles
Souriant à en pleurer
Perdu-retrouvé
Dans l’illuminescence


Et puis la nuit
Et ses fulgurances
D’amour fou et infini
Allongés
Nos mains enlacées
Avec nos soupirs de tendresse démesurée




Sans plus pouvoir argumenter
Je crois seulement que l’existence détermine la jouissance…


Allons donc
Seuls
Là où personne ne veut
Ou ne peut
Aller

Ou plutôt :
Laissons-nous aller








Le 29 juin 2018
R.C. Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2018




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