lundi 16 avril 2018

L'hacienda












L’hacienda




Par la fenêtre
L’éblouissement vient dans le vert
Qui rayonne d’or mêlé


Ici, même les murs semblent irradier
Tandis que j'écoute le luth de Kaspsberger


(Et quoi de plus printanier
Que le luth de Kaspsberger ?)


Le duveteux nuage de vie
Qui danse légèrement dans le souffle du vent —
S'est déployé
Autour des branches et des brindilles


Maintenant
Tout le ciel à cette hauteur est empli
De cette danse heureuse de la vie


Au bout du couloir
Sur la terrasse du petit jardin
En plein soleil
Vous apprenez à jouer pour le ciel


Tout autour dans son silence
Et sa poussée surnaturelle
La douceur du monde
Nous enveloppe de sa tendresse surréelle


Et, dans ce havre amoureux et ce nid d'élégance libre
Où l'Amour naturellement galant
Les illuminescences langoureuses
La beauté extatique
Récurrente
Totale
Composent une
Vie d'aventure unique dans l'éclat de vos yeux
Ma belle Héloïse –
Que dominent depuis toujours une
Harmonie éblouie, lascive, dans un océan infini de silence extasié,
Une force absolue, un nirvana tendre —
Notre hacienda
Oasis de noblesse —
Je la bénis




Et je continue d’écouter
O’Dette jouer,
Au chitarrone, la Toccata aspergiata
De Kaspsberger











Le 16 avril 2018
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences





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