lundi 17 juillet 2017

Chant










Joie ! Joie ! Joie !
Votre soie telle
Que cet été-là
Alors qu'encore inconnue de moi
Je la pré-sentais de vos formes nues
Et que je sens
Maintenant
Si absolument souveraine sous moi


Joie ! Joie ! Joie !
Votre légèreté ondoyante
Glissant sous mes bras
Joie tant attendue
Volupté et gourmandise
Suprêmes
Que la chaleur torride
Dilatant excessivement les dilettantes
Telle une cantharide
Encore attise


Joie ! Joie ! Joie !
Turgescence absolue de nos êtres
Délices ravageuses
Indescriptibles
Joie !
Puis long pèlerinage mystique
Jusqu'à cette plage encore merveilleusement lointaine
Où l'on prendra
Ou plutôt : où viendront nous prendre
Tant de vagues toujours renaissantes
Toujours incessantes
Jusqu’à ce que s'éteigne
Après tant d’autres
En toi
Et puis en moi
La toute dernière des ondes
De la toute dernière vague du Monde




Hier
Revenant des plateaux desséchés qui nous entourent
J’admirais cet écrin luxuriant
Édénique
De fraîcheur et de verdure
Dans cette campagne semi-désertique
Que sans même y penser
Nous avons laissé se créer
Mais en prenant bien soin tout de même de le fermer
Autour de notre amour


Et avec nos sentiments
N’avons-nous pas fait de même?
Ne les avons-nous pas laissés se déployer
Caressemment
Sans y penser
Mais en prenant bien soin tout de même de les protéger ?


Héloïse, mon amour, je vous aime






Le 17 juillet 2017 
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2017





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