Émouvantes
à Bouvante
Agustina
Meroño
Et Ketty Faurie l'étaient…
Et Ketty Faurie l'étaient…
Comme
elle était infiniment
touchante
La
Désolée
De
Marin Marais
— Telle
qu'elles nous l'offraient —
… Qui
nous faisait irrésistiblement pleurer
Le
regard et le toucher
— Qui
traversent le monde —
Les
improvisations inspirées
De
Madame Ketty
Faurie
— Sensible
et préférant le retrait… —
La
puissance altière et ample
De
Madame Agustina
Meroño
— Chassant
au
loin
– Des
ondes puissantes de son corps
Des
vagues impérieuses et délicates de son
archet
–
Tout
ce qui aurait pu l'entraver —
Comme
tout cela était beau !
Dans
l'humble et délicieuse petite église
Bach,
Ortiz, Marais revivaient…
Deux
dames leur donnaient leur vie…
Grâce
auxquelles nous
ressentions l'impact
Du
génie de chacun…
Intact…
— Et
comme en tête à tête avec
lui
Sans
alcool
Sans
la frénésie de la « fête »
Sans
fumée ni cachets
Si
loin du Spectacle
Dans
ce sobre réceptacle
Se
déployaient la puissance vraie
La
vraie délicatesse
La
vraie sensibilité
Dans
cette concentration inspirée et recueillie
D'où
s'élevaient du clavecin de Ketty
De
la viole d'Agustina
De
l'émotion pure la voix
— Une
sublime poésie
Avec
juste ce qu'il faut de solennité
Dans
un merveilleux geste gratuit
Nous
était ainsi ouvert l'infini
La
grâce est sans affaire
Elle
jaillit où on ne l'attend pas
— Même
si toujours on l'espère…
Le
20 juin 2017
Journal
d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2017
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