J'ouvre
le salon-atelier de peinture :
Ma
vie s'offre à moi
En
ses couleurs successives…
Je
sors : les rosiers balancent leurs premières fleurs
Dans
un petit air de beauté bienheureuse…
Silencieuse…
Étonnamment
onctueuse et tendre
Dans
un merveilleux mouvement
Absolument
virginal
Ainsi
va notre extase amoureuse —
sentimentale
(Ce
qui se trouve le plus dans l'amour contemplatif —
galant
C'est
la jouissance
— Puissante…
Paisible…
—
De
la sensation…
Du
sentiment…
Du
mouvement…
— De
l'arrêt du mouvement…
—
De
l'extase sensorielle
Dans
une variété de nuances
Qui
semblent infinies
Et
toujours stupéfiantes…
Ce
qui se trouve le plus dans l'amour contemplatif —
galant
C'est
l'amour
— Et
l'émerveillement…
)
Je
vous en dirais tant…
Mais
je dois m'arrêter de peindre…
Saisi
par la paix du couchant…
Post-scriptum
:
Plus
tard
Au
loin
La
chaîne bleue des Alpes
Couronnées
de blanc…
L'infinité…
Le
firmament…
Ouverts
aux doux amants…
Le
pivert et le coucou
Qui
ne lâchent pas l'affaire…
Et
une trobairitz et un troubadour portugais
Qui
nous sauvent des fous…
(Quand
ni la philosophie, ni l'art, ni la poésie
N'ont
encore été sauvés par nous… )
Mais
est-ce bien tout ?
Vous
et moi dans la beauté d'un soir
De
jour de gloire
Pour
nous seuls —
amants
Le 14 mai 2017
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2017
.
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