mercredi 17 août 2016

Infiniment sentimental et sensoriel








D'abord ce sont nos rires et nos accords
Qui me retirent
De l'humeur très embarrassée
Dans laquelle je me trouvais
Et puis je me déploie comme votre amant
Tandis que je caresse
Infiniment délicatement
En l'effleurant à peine
Votre petit sexe unguineux merveilleusement…
Je joue aussi délicatement de ses captations enchanteresses
Alors qu'il […]
Extraordinairement voluptueusement
Et tout mon être se réveille
À sentir
Dans ce même mouvement
Votre miraculeux petit […]
Qui vient pour ainsi dire boire
Lui aussi
À mes caresses


Tout cela et nos baisers n'ont de cesse
Que vous ne m'offriez
Comme une prière d'amour
Enfiévrée
Ce petit fruit gonflé
Turgescent excessivement
Et onctueux comme un miel
Auquel j'offre en retour
Généreusement
Pour qu'il s'en délecte
À son rythme
Et selon son cœur
Ce que l'amante attend de son amant
Et que je vous laisse ouvrir
Bien lentement
Au dernier degré de notre ravissement
Le petit corridor où dort
L'or du Temps


Ce qui s'exprime alors
C'est tout l'amour
Infiniment sentimental et sensoriel
Que nous nous portons…
J'en ai le cœur et le corps débordant
Et c'est cet excès dans le débordement
Qui vous comble justement
Infiniment




La suite est le jeu de cet amour :
Vous menez le menuet
J'approfondis nos ravissements…
Nous reprenons presque sans pose
Et au final
Comme toujours
Nous jouissons de concert
Éperdument


Jouir de concerts
Est d'ailleurs notre programme :
La violoniste est japonaise
Ses doigts sont comme les pattes d'un extraordinaire colibri
Et ses bras des brindilles…
Les harpistes sont évidemment souvent célestes
La joueuse de viole de gambe une virtuose
Le claveciniste emmène les sopranos
Les choristes dépassent le beau
Dans les jardins suspendus le quatuor
Joue Mozart


Ici
Dehors
Maintenant
Dans le merveilleux vent chaud du soir
Flotte devant mes yeux l'immense toile de Jouy
Tandis que se parlent d'amour les tourtereaux
Les tourterelles
Et nous qui
Depuis deux jours faisons comme eux
Faisons comme elles


Nos mains se croisent
Nos corps se caressent sans un mot dans la nuit


Cette vie est belle
Tout est dit






Le 14 août 2016
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2016








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