L’Eldorado !
La
venue de l’extase…
Ce
à quoi l’humain contemporain
— J’en
suis un —
Est,
par sa vie, le moins préparé…
Il
est si facile
— Quand
bien même il n’est pas obligatoire —
De
se couper de sa sensibilité…
Tout
y engage
Et
tout semble plus facile que de rester
L’âme
ouverte au monde…
L’attirance
de la dureté …
J’ouvre
mon âme étonnée
— Riante
de bonheur retrouvé —
En
ouvrant votre cœur de baisers
Mes
yeux se ferment :…
M’envahit
Mon
sourire extasié…
Comme
un qui reconnaît
— Dans
sa transe —
Un
air tant aimé
Pavane…
Groove…
Tempo
serré…
On
entre dans le mouvement
Comme
deux jazzmen
Emportés
par le feeling
Dans
une longue impro
Qui
n’en finit pas de durer…
On
varie et échange les solos…
On
s’épuise de beautés inattendues
Qui
finalement nous exténuent
Être
exténué
— En
vrai —
Par
le Bon …
Le Beau…
Le Beau…
Le
Vrai…
Voilà
ce à quoi mes études de philosophie ne m’avaient pas préparé
(À
bas la métaphysique platonicienne !
Vive
l’ultraphysique héloïséenne !)
La
Sorbonne a des limites…
Nous
les avons outrepassées :
Nous
sommes dans le génie
On
en gémit
C’est
trop sensible
Trop
bon !
Trop
beau !
Trop
frais !
Miracle
de l’irradiance de la vie
Qui
nous a saisis !
Le
mouvement se poursuit
Tout
semble inédit
Tout
paraît inouï
Aimer
la vie !
Aimer
la fusion magmatique des désirs
Qui
s’empirent
Dans
une spire
Qui
étend son empire
Au
plus intimes de nos cris
De
nos soupirs
Le vieil air
Le bel air
Le grand air nous a ressaisis :
« "Inventeurs" bien autrement méritants
Que
tous ceux qui nous ont précédés —
Musiciens
même, qui avons trouvé quelque chose comme la clef de
l’amour »
… Ou plutôt : qui en sommes possédés !
Être
possédés par l’amour et sa clef
Par
le fabuleux
Le
prodigieux
Le
merveilleux de la vie
Se
déployant
Sans
souci
Vertigineux
Incroyable
Confondant
Bouleversant
Annihilant
Aimer
la vie
La
sentir palpiter
Avec
une sensitivité infinie
Se
sentir s’y accorder
Dans
une harmonie de Paradis
Le
rythme dans la peau :
L’Eldorado !
… Jusques
aux Chutes du Niagara…
Plongeon absolu
Dispersion
Interminable
fusion-beauté-convulsion…
Puis
Néant
épanoui…
Sommeil
angélique…
Éveil
séraphique
À
part ça, je voudrais n'avoir jamais rien dit :
Je
ne suis que là…
Je
ne suis que ça…
Cet
amour de la vie
Cet
éloge vivant de la joie
Voilà
!
C’est dit !
Merci !
Le 15 décembre 2018
R.C Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2018
Le 15 décembre 1992
Le 21 février 1993
R.C Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2018
Documents relatifs à la fondation de l’Avant-garde sensualiste
SUR
LA PLAGE DU CIEL
L'ÂME
ÉTOILÉE...
Celle
qui ouvre ton cœur
Que
tu aimes de toute ton âme
Sans
ombre
L'esprit
clair
Et
tendre
La
femme que tu aimes
Sans
penser
Puissamment
Profondément
Sans
arrière-pensées
Avec
cette passion sincère
Dans
le jeu, les rires
Et
l'immense sérieux du plaisir, sans rire, en riant,
Celle
qui ne t'a pas blessé
Que
tu n'as pas blessée
Celle
qui ouvre ton cœur, ton corps, mon âme, celle qui efface tout le
reste, ramène le vrai, l'être, belle beauté convulsive, tendre et
puissant abandon
Celle
qui éclaire tout le reste
Explique
sans rien dire le faux
du
reste
Celle
que tu aimes corps et âme
Bavard
mais étoilé
Celle
qui parsème ton âme dans les étoiles
Tu
y es !
Celle
qui vibre longtemps en toi
La
femme qui te respire avec son ventre de femme, de fée
Celle
dont tu irrigues le cœur de ton âme
Fleur
ouverte après l'ondée
La
femme au ventre source ruisseau fleuve océan houle marine vague
raz-de-marée
Celle
qui te laisse sur la plage du ciel l'âme étoilée
Celle
que tu peux aimer, que tu n'as pas blessée, qui ne t'a pas blessé
Celle
qui t'accueille, t'aspire, te fond, que tu accueilles remplis que tu
fonds
La
femme de ton âme
Celle
avec qui tu découvres la vérité de la vie jeu sentiment désir
puissant beauté torride
Flamme
feu passions désir désir don abandon innocence des sentiments des
sensations
Pure
délectation
Celle
avec laquelle tu goûtes la vie, la vraie vie
HA
! La belle vie !
Celle
que tu enivres, qui t'enivre tous deux chevauchant la belle vie
Tous
deux se fondant dans la belle vie
Laisse
la vague, suis la houle, suis mon cœur, mon cœur, je suis ton cœur,
laisse parler ton âme, je laisse parler mon âme, toi qui ne crains
rien de moi, moi qui ne crains rien de toi
Ouvre
le monde, suis ma route terre profonde, je remplis ton âme, tu
emportes la mienne
Ô
mon âme !
Nul
n'y résiste source ruisselante fleuve vague marée raz-de-marée,
emporte nos âmes
Nos
âmes maintenant étoilées, beauté convulsive totale, corps et âme
sans pensée
Sans
arrière-pensée
C'est
la vie !
C'est
la vie !
Mon
âme extase pleine éparpillée mêlée sublime semblable
Reste
sur la plage du ciel
Mon
âme étoilée !
La
belle, la puissante, la tendre unité, et même des corps l'étonnante
synchronisation dans les vagues
Mouvements
de la langueur...
Il
faudra encore bien du temps, du temps de temps, du temps de rêve, du
temps de vie, de vraie vie pour que ce qui s'est si puissamment uni
peu à peu retrouve sa propre unité
L'innocence
de ton âme, de son âme dans l'extase emporte à l'unité du monde
et des amants, et puis, peu à peu, suit le retour à la singularité,
mais à la singularité éclairée épanouie ravie émerveillée
attendrie
Suis
ton âme, mon âme, aime de ton eau pure, de ton cœur tendre,
puissant, bel animal raffiné
Aime
de ton âme claire tendre sans pensée, sans arrière-pensée
Aime
comme on doit aimer
Puissant
et bel animal
Raffiné
diamant du monde
Amant
du monde
Aimant
la vie
Aimant
ta femme
Aime
de ton âme claire
Bel
et tendre, raffiné, animal
L'amour
la beauté la poésie
Et
tout ce qui s'ensuit...
À
celle que j'aime avec mon âme sans arrière-pensée tout feu tout
flamme bavard étoilé
À
toi Héloïse
Le 15 décembre 1992
R.C
Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 1992
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 1992
![]() |
Sur la plage du ciel l'âme étoilée
15
décembre 1992
acrylique
sur toile
130
x 50 cm
|
CANDOLIM
Sur
la mer
Having
played
Sur
la mer
Aux
larges épaules
Torse
ample
Sur
la mer
Le
regard posé
Sur
la mer
De
la tête aux pieds
Sur
la mer
Au
sable de grillons
Sur
la mer
Aux
caresses dans les mains du sable écoulé
Sur
la mer au petit puits d'enfant
Sur
la mer au rivage d'infini
Sur
la mer aux rivages au lointain profond
Sur
la mer au sentiment d'océan
Sur
la mer
Aux
larges épaules au torse gonflé
Sur
la mer toutes voiles gonflées
Sur
la mer puissant tendre aimé
Aimant
Sur
la mer le regard posé
Tendre
aimant aimé
Sur
la mer
Force
inimitable
Sur
la mer
Couleur
d'or
Sur
la mer
Amant
d'or
Pénétrant
caressant glissant gonflé dressé tendrement caressant pénétrant
glissant
Sur
la mer
Amant
d'or
Prend
l'or du Temps
Prend
l'air du Temps
Bel
amant
Le 21 février 1993
R.C
Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 1993
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 1993
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