Hier
soir, même mes aïeules sévères,
De
leur mur, semblaient me sourire.
Aujourd'hui, on tombe dans les bras l’un de l’autre
Émus
en écoutant Les sonates
de Manchester
— De
Vivaldi
– Interprétées
par Fabio Biondi…
Émus aux larmes
On
se remercie
— Sans
un mot
Sans
bruit —
De
se permettre
— De
s’être depuis
toujours
permis —
D’être
et de rester sensibles
— Toujours
davantage —
Au
divin de la vie
— À
la Volupté
À
la Beauté
À
la poésie —
D’avoir
trouvé
— «
Ni vin ni fumée » —
Loin
des paradis artificiels
Qui
— Pour
vous, pour moi —
L’auraient
embrumé
Le
Paradis de la sensibilité
— Un paradis pour
ainsi dire naturel… —
Ce
seul trésor à rechercher
Cette
sensitivité retrouvée
Qui
— Aussi
bien dans la jouissance de l’amour charnel
Que
face au miracle
– Invu
Invécu
Inouï –
Du
monde
– Ici,
dans sa grâce pastorale habituelle —
Littéralement
nous ravit
Nous
laisse dans ce saisissement muet
— Extasiés
Interdits
—
Indifférenciés
de
la divinité retrouvée de la vie…
Expérimentant
ce qu’un malheureux mais lucide injouissant
moderne
Énonçait
ainsi :
«
Dieu [est] en tiers dans l’affaire de l’amour humain »
… Dieu…
Ce
silence merveilleux de l’esprit…
Ce bienheureux mutisme de
béatitude
mystérieuse…
Dieu…
Ce
que nous sommes toujours…
Et
qui n’attend jamais rien
que
de
nous offrir à nous-mêmes…
Dieu…
Ce
qui se jouait hier dans notre
extase, nos
baisers et nos ris…
Et
qui s’offre ici par le violon de Vivaldi…
Héloïse,
je vous aime —
Le 12 novembre 2017
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2017
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