On
se coule dans l’or brûlant des jours
Sans
y penser…
Et
d’ailleurs
— À
ce point d’incandescence —
Qui
pourrait penser !
C’est
une touffeur libératrice
— Et
proprement mystique —
Qui
nous laisse dans les éblouissements muets…
Ne
retentissent que nos rires et nos cris de joie
— Dans
cette campagne solitaire
Et
partout ailleurs accablée —
Quand
— Assis
dans l’eau
Dans le petit bain —
On
se poursuit…
En
marchant sur les mains :
Courses
folles
Plongées
Enlacements
Petits
baisers légers :
Les
amants aiment jouer dans l’eau
— C’est
certain —
Où
ils batifolent
— Et
qui semble toujours leur être une source de joie
Et
de sensualité tendre et frivole
Si
les vivants aiment jouer dans l’eau et l’or du Temps
Les
morts-vivants et les injouissants
— Tout
secs —
Ne
jurent que par ce qu’ils connaissent :
Ni
l’amour
Ni
la liesse
Ni
la noblesse
Et
moins encore la paresse
— Quand
ils entendent ce mot-là
Ils
font vite un signe de croix
Révisent
leur charia en express
À
toute berzingue leur torah
Et
tous vérifient la caisse
Et
refont leurs comptes en vitesse
Pour
voir si —
des fois —
Il
n’en manquerait pas…
—
Et
ils se battent comme les fils de chiffonniers
— Qu’ils
sont —
Pour
accumuler tout l’or du monde de l’exploitation :
Ceux-là
pour le boum-boum de leur tuning
Ceux-ci
pour le bling-bling de leurs holdings :
On
a les joies qu’on peut :
Mort
aux cons !
(Je
sais, c’est un programme ambitieux…
)
Hubert
— Qui
travaille sans filet et sans compter les
heures —
Pourrait
bien remplacer Maurice
Un
pauvre
Comme
Job
— Mais
snob —
Qui
tient à ses “week-ends” (!)
— Pour
faire de la mob —
Et
à son salaire brut !
… Je
vous le dis : une
brute !
Dont
les prétentions coûteraient une blinde…
À
ceux qui sont déjà plus riches que tous les maharadjahs de l’Inde
Le
match des bagnards
— En
bas les trimards
En-haut
les charognards —
Est
annoncé pour cet été :
La
prime au vainqueur est coquette :
Quatre
cent cinquante milliards !
Mazette
!
C”est
une somme rondelette !
Mais
au final qui paye ?
Les
niakoués…
Et
la planète
En
attendant laissons jouer Messieurs Couperin et Marais…
Ni
riches ni pauvres
Les
contemplatifs —
galants manquent seulement de liquidités…
Or
donc allons nous baigner !
Le 23 juin 2017
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