lundi 13 février 2017

JOYAU suivi de ÉTREINTE









Joyau




Mais
Heureusement
Il y a
Nos grands rires
Comme un joyau de joie
Tandis que nous jouons
Étendus là
Et puis
L'amour et la jouissance
Que l'on attrape
Ensuite
Au vol
Quoi qu'il en soit
Mon petit cœur
De feu et de joie
Toujours prête à me rejoindre
Dans cet Éden-là


Et puis
Il y a
Ce soir
Aussi léger et délicat
Que le monde que nous fait la grâce
Qui emplit nos cœurs
De ces sentiments-là




Le 5 février 2017









Étreinte




L'amour…
Et c'est comme un soir d'été…
En Italie…
Ou bien ici…


La douceur de vos nymphes
Qui s'ouvrent
Et
Sous la toute-puissance de la lune pleine
Mon sexe qui explandit le vôtre
Qu'il façonne
Chavire
Et vermillonne
Dans l'incessante danse
Qu'en retour il me donne
Dans ce mouvement de l'amour
Que vous attendiez
D'impatience et de réserve
Qui vous enlève
Et qui m'emporte
Où nos exclamations
Valent pour serments
Et vos serrements
Pour preuve du plus éperdu des amours…


Mon amour
Que j'étreins
Dans la puissance et la délicatesse
Sur le tapis volant de l'immense allégresse
Tout possédés par la Joie
Tout à la fois
S'éteint
Notre moi
Et où notre volonté
Cesse

Bien plus tard
Le soir
Un quidam
Veut éteindre cette flamme
Et voler notre lumière
Dont nous savons bien
Qu'elle n'est entourée que d'une terrible misère…


Tard dans la nuit
Sans dépit
Malgré cet outrage à notre lanterne
Qui n'a seulement même jamais cherché un Homme…
Se contentant d’éclairer ceux que nous sommes
J'écris ceci





Le 11 février 2017




R.C. Vaudey 

Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2017


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