Certes,
c'est à son chant
Que
l'on reconnaît l'oiseau
— Mais
c'est aussi à ce chant
Que
l'on reconnaît sa forêt d'origine…
Ainsi
— Pour
illustrer la gynophobie constitutive
Dont
nous parlions —
Portraiturant
le duc de Noailles
(« Le
serpent qui tenta Ève, qui renversa Adam par elle, et qui perdit le
genre humain…
»)
Illustre-t-il
Sans
même y penser
Les
drôles d'idées qui s'imposent et s'imposaient
À
ceux nés
Dans
l'air vicié qui stagne dans les forêts mentales
Ayant
poussé sur les fumées
De
l'injouissance poético-génitale
Produite
— d'abord — chez les premiers esclaves
Dès les
premières agglomérations humaines
Cristallisée
— bien plus tard — tant par les chevriers hallucinés
palestiniens
— Que
l'on évoquait —
Que
par ces autres amateurs d'éphèbes avérés
Qu'étaient
les Grecs anciens
— Tous
idéalistes
– En beau ou en laid —
Dont
les intoxiqués se sont multipliés
Jusqu'à
être aujourd'hui quelques milliards
S’entre-déchirant
Et
prêts à monter de la violence la barre
D'un
ou de plusieurs crans
— À
tout moment
Les
religions
Sont
de l'Injouissance un avatar…
Le
capitalisme est lui-même un avatar
De
la guerres des religions
— Il
suffit de lire Marx et Weber
Pour
s'en persuader… —
Est
quant à elle un avatar de la Guerre Froide
— Et
la meilleur façon de dissimuler ses propagandistes
Est
de les exposer…
Aurait
dit Monsieur de La Palice :
Dylan est nobélisé…
Michael
Philip Jagger, lord anglais
— Utiliser
des labellisés « révoltés »
Pour
exciter
— D'un
côté ou de l'autre du Mur —
Le
bétail des fascistes rouges
— Pour
qu'il bouge —
Pour
les déstabiliser
En
dégommant dans le même temps
Les
partisans du Vatican
Leur
art et leur culture
C'est
tout ce dont The long leach fut le projet
J'ai
connu l'époque où les pauvres s'excitaient sur le pelvis d'Elvis :
Pourquoi
leurs éleveurs se souciaient-ils soudain de leurs vices
Jusqu’à
les flatter ?
Pour
la même raison que d'autres éleveurs
Font
écouter du Mozart à leurs cochons :
Pour
mieux les engraisser…
Pour
mieux s'engraisser…
Parce
que transformer la fange en or
Est
un métier…
Pour
déstabiliser
— À
coups de cons-culs-rances —
Les
« rouges » — la concurrence —
Trop coincés pour en rajouter
Cette
belle « libération » le prolétariat
— À
l'époque et depuis — qu'en a-t-il fait ?
Catherine,
Annie
— Plus
ou moins fières —
Nous
l'ont raconté…
Ce bel intérêt libérateur du Marché
Ce bel intérêt libérateur du Marché
Pour
sa main-d’œuvre
Où
voulait-il en arriver ?
Pour
le savoir, il suffit de regarder…
J'écoute
de Couperin
Interprétées
par Scott Ross…
En
1977, entre lui et Rotten
Qui
pouvait hésiter ?
Des
gosses de pauvres — de pauvres gosses —
Qui
se sont laissés embarquer
Par
ce qui leur semblait le plus « mutin »…
Le
vent mauvais de l'Histoire les a balayés…
Les
idiots utiles
Et
les agents publics-secrets
Là
encore ont été récompensés…
On
peut toujours les voir
Dans
ce qui reste de la littérature
De
la philosophie
De
la mode ou de l'art
Parader
Et
pourtant
Malgré
ces guerres
— Et
ces ruses de guerre de Cheyenne —
Et
toute cette agitation vaine
Et vide
Et vide
Les
Français
— Par
notre fait —
Ont
continué d'inventer l'amour…
Comme
toujours…
Et
la culture européenne
— C'est
une phrase de réveil de sommeil d'amour…
—
Deux
mille ans après Ovide
Est
enfin arrivée à son apogée…
Aujourd'hui
que les libertins
— Par
notre aimable « clique » —
Sont
devenus finalement idylliques
Et
les contemplatifs — galants…
Vous
m'en direz tant !
Peut-être
les civilisations
— Comme certains arbres fruitiers —
Ne
donnent-elles leurs plus beaux fruits
Qu'à
l'heure d'hiberner ?
R.C. Vaudey
Le 9 janvier 2017
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2017
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