jeudi 1 septembre 2016

Et ce monde musicien…








Dans l'onde des canicules
Loin d'où gesticulent
Les morts-vivants et les crapules
S'éploie sans calcul
Et sans aucun scrupule
Notre amour qui ondule
Et nous voit doux et forts comme des hercules
Dans cette merveilleuse aise
De l'amour charnel dans la fournaise

Le lendemain
Nous allons un peu au loin
Dans un vieux palais qui surplombe un canal
Où Vivaldi
Ses virtuosités, sa mezzo-soprano et ses chœurs
De l'introduction jusqu'au final
Le soir et même l'après-midi
Nous fait pleurer dans sa splendeur
(Penser
Avant de se laisser submerger par la beauté jubilatoire
À mettre des lunettes noires… )

Passer notre vie à
nous aimer
À bander et à jouir
Menés par notre cœur
En s'immergeant
Le reste du temps
Dans la musique baroque
Et sa grandeur
Nous paraît sans équivoque
Une vie selon notre cœur

Finir dans l'un ou l'autre cas
En larmes de joie
Rester ensuite longtemps tous deux
Sans voix
Dans la jouissance du Temps et du merveilleux
Et en goûter dans les jours qui suivent
Et en silence
Longtemps la rémanence lascive
Semble à nos yeux
La définition même de la chance

De toute façon c'est tout à fait certain
Nous n'aimons rien…
Que l'amour charnel…
La galanterie…
La contemplation
Et ce monde musicien










Le 29 août 2016
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2016







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