vendredi 2 décembre 2016

Les Barricades mystérieuses










François Boucher
L'Odalisque brune






Le brunch du vendredi
Est le plus exquis
Le pain chaud est parfumé
À peine défourné
Les œufs à la coque
Dont comme Louis XV on raffole
Des petites poulettes
  Que depuis l'été nous avons ré-ensauvagées 
Et qu'elles viennent pondre sur le rebord de notre fenêtre
Dans les petites caissettes que nous leur avons aménagées
Ne pourraient être plus frais
Le beurre est en motte
Et le tout arrosé d'une eau baroque
Pétillante et fraîche à souhait
Tout droit sortie de notre cave
L'eau de Vals-les-Bains
Qui précèdent le nôtre


Pour la douceur de tout notre être
On écoute Monsieur Scott Ross interpréter
Les Baricades mistérieuses (clic)
— Merveilleuses
De l'immense Couperin
Qui sont tout aussi bien celles
Qui
  Jusqu'ici
Ont empêché le monde de nous approcher
Que celles que nous escaladerons
Peu après
Jusqu'au septième ciel et même plus loin


Au réveil  le soir
C'est le Père Soler
Autre grand baroque
Tardif
Qui nous ébahit
Et qui ébouriffe
Et colle
Avec notre immense et délicate gaieté
Post-orgasmique
Dans un Fandango fantastique (clic)
Qui caracole
Et ravit la part de votre sang  espagnole


Celle qui à quia m'a déjà réduit…





Plus tard encore dans la nuit
J'écris ceci
On rit
Et je crie au ciel que je vous aime
Vie baroque Vie de bohème
Vive sur Les Barricades mystérieuses (clic) !








R.C. Vaudey

Le 2 décembre 2016

Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2016





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