À
sept heures du soir
Je
suis sans idées
Sans
mémoire
Comme
un chat allongé
Perdu
à contempler
Des
grands arbres les
faîtes
— Que
le soleil se complaît à dorer
Sur
un fond de ciel
D'un
bleu parfait —
Qui
me font comme une fête
— Communielle
—
Où
— Le visage absolument relâché
Doux
Et lisse comme un marbre
Les
yeux grand écarquillés —
Je
ne peux même plus rêver…
Tout
absorbé et comme évaporé
Dans
la Beauté
Ce qui m'en sort enfin
C'est
un si infiniment minuscule crachin
Qu'on
dirait que le ciel a postillonné…
Bien entendu
S'ils
m'ont chuchoté un message
Je
me dois de dire aux chérubins
Que
—
absolument dans les nuages —
Je
n'ai rien entendu…
Absolument
rien…
Et puis vous arrivez…
Tous
phares allumés
Superbe
et
radieuse…
Mon
véritable Ange…
Ma
véritable Beauté…
Délicate et soyeuse…
Soudain très vif
— Et
très leste
—
J'entreprendrais
bien l'examen
Du
rapport qui existe
— C'est
très sûr et certain —
Entre
le Céleste
Et
votre merveilleux petit nénuphar
— Divin —
Si
—
négligeant les plaisirs furtifs
– Et
jugeant qu'il est tard —
Nous
ne décidions d'y consacrer tout demain…
Le
héros séculier
— Et
aussi
le philistin —
Se
doivent de moquer
Les
extases contemplatives
— Sans
même parler des “copulatives”…
—
Quand
le héros sensualiste
— Anti-mondain
—
Se
doit tout à l'inverse de les savourer…
Autant
qu'il existe…
Au
temps qu'il existe
Le
29
septembre 2016
.
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