L'amour
contemplatif — galant
Naît
dans la volupté et les délices enchanteresses
Des
transports de l'amour charnel et de ses caresses
Dans
cette forme de l'amour charnel
Qui
trouve son accomplissement
Dans
l'orgasme génital surréel
Tel
qu'il flamboie
— Apothéotique
—
Dans
l'extase harmonique
Qui
elle-même ouvre à une forme épiphanique
Du
sentiment océanique
État
fait de contemplation et de transport
De
calme et de ravissement
De
certitude et de vertige
Où
l'on se retrouve autre en devenant soi-même
— Et
ce parfois trois jours durant
Qui voit s'ouvrir le Temps où vibrant sur sa tige
Chaque
fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Les
sons et les parfums tournant dans l'air du soir ;
— Valses
extatiques et langoureux vertige ! —
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ;
Un
piano jaillit comme un cœur qui voltige ;
Valses
extatiques et langoureux vertige !
Le
ciel est beau et bon comme un grand reposoir.
Un piano jaillit comme un cœur qui voltige ;
Un piano jaillit comme un cœur qui voltige ;
Un cœur tendre, qui est ce Présent aux vastes moires !
Le
ciel est beau et bon comme un grand reposoir ;
Le
soleil resplendit dans le Temps qui se fige.
Un cœur tendre, qui est ce Présent aux vastes moires,
Du
passé lumineux recueille tout vestige !
Le
soleil resplendit dans le Temps qui se fige…
Tout
souvenir par moi luit comme un ostensoir…
Et qu'est-ce auprès de cette félicité
Que
l'épilepsie d'une chair ébranlée
Durant
trois minutes par un coït masturbatoire
— Eût-il
duré trois journées ! —
Ou
par n'importe quelle autre forme illusoire
De
l'auto-érotisme — collectif ou solitaire — exutoire ?
C'est
cette forme inouïe
— Au
sens strict —
De
l'amour qui nous ravit
Et
nous rend bien gracieux et sades
— Comme
il sied aux deux seuls Antésades… —
Et
qui me fait jouer avec de vieux amis passés
— Et
que j'aime —
Que
la vie et l'amour auront moins chéris
Dont
je détourne les poèmes
Pour faire ceux que je dicte
Pour faire ceux que je dicte
Avant
de retourner
Aux
valses extatiques
Aux
langoureux vertiges
— Et
aux autres prodiges… —
Que
vous voulez bien m'accorder —
Le
2 juin 2016
R.C.
Vaudey
Journal
d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2016
Pour
Charles Baudelaire et Albert Caraco
.
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