![]() |
Gustav
Klimt
Le
baiser
1908
|
Jouer
à toujours davantage jouir
Jouir
de toujours davantage jouer à toujours davantage jouir
Tandis
que s'embouchonnent de pire en pire
— Aujourd'hui
dans leurs tires
– Demain
dans leurs autogires —
Les
queers
Les
ronds-de-cuir
Les
pousse-au- « jouir »
Les
hétaïres
Les
fanatiques du takbir
Les
fakirs
Les
buveurs de kéfir
Les
adorateurs de menhirs
Ceux
de saint Paul ou de saint Pire
Les
satyres
Les
collectionneurs de tityres
Les
nostalgiques du Céleste — ou du Saint — -Empire
Les
échangistes du peer-to-peer
Enfin
de toutes les sectes les pires
Tous
belle bande de peine-à-jouir
Qui
« jouent » — « contrejouent » — à
s'entredétruire
À
s'entreséduire
À
s'entrehaïr
Bande
de morts-vivants — de vampires… —
Tous
vendus… et même pire…
Qui
valent pas un zaïre
Jouer
à toujours davantage jouir
Jouir
de toujours davantage jouer à toujours davantage jouir
Ne
travailler jamais qu'à s'acagnardir…
— Et
tant pis si Littré y trouve à redire… —
S'ennoblir
Splendir
S'anonchalir
— Avec
ou sans tchamir —
Et
par Shakespeare…
L'amour
et le merveilleux dénéantir et renantir
De
la nef des fous issir…
Avec
la meute ne jamais clatir
Mais
plutôt — s'il le faut – d'en haut… — glatir
S'enobscurcir
Ne
jamais blossir
Ni
catir
Et
moins encore décatir
— Plutôt
mourir… —
Et
pour cela ne jamais consentir
Mais
le con toujours bien ressentir
Et
de concert toujours conjouir
Afin
de pouvoir les choses tendres de l'amour reouïr…
(Éviter
— bien sûr — de la jobardise masculine les sansouïres
Et
toujours la duplicité féminine aboluir)
Dans
l'amour s'agourmandir
Et
s'esbaudir
Et
puis jaillir
Jouir
S'ébahir
S'explandir
Et
dans l'Infini en silence finir
Jouer
à toujours davantage jouir
Jouir
de toujours davantage jouer à toujours davantage jouir
Et
ne travailler jamais qu'à s'acagnardir…
… Et
tant pis si Littré trouve à y redire …
Le
8 août 2015
.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire