vendredi 8 mai 2015

Abysmes et munificence printaniers






Les après-midi passent
Seule demeure
La grâce...
Qui va
Riant...

Un jour
On se prélasse...
Perdus dans le Temps...
En dégustant
Comme chez Casanova —
Nos coulants au chocolat...
Chauds et fondants...
Portes ouvertes
Au pré
Au loin
Devant


Un autre jour
On s'enlace
Perdus dans la volupté...
Le sentiment...
Se savourant
Comme chez Casanova —
Chauds et galants...
Portes closes
Au pré
Au loin
Devant

Dans ces après-midi
Qu'emporte la volupté
Dans un premier mouvement
Au milieu de nos baisers 
 J'entrouvre
Délicatement
Entre vos cuisses
Ce petit huis charmant
Qui vers moi se tend
Qui s'ouvre
Sur ce délicat boudoir
Dont les tentures de soie
Que j’oppresse
Sans le vouloir —
Me caressent
Puissamment
Tandis que je progresse
Dans un nonchaloir
De désir et de joie —
Dans ce petit corps-y-dort
resplendit, vibre et palpite l’or...
Du Temps...
Ce qui nous laisse
Vous et moi
Pantois

Les nonchaloirs de désir et de joie
Qui me mènent...
Ondulant... —
L'or du Temps...
C'est déjà — bien sûr — le nirvana...
Mais ce qui pour moi passe le comble du sans voix
C'est la délicate succion d'aise
Qu'entame
Dans une danse douce
D'ondulations délicates et souveraines
Ce divin onctueux avaloir
En quoi le monde tout entier
Par vous
Pour moi
Soudain
S'est transformé

Être aspiré dans la pure Beauté !
Comment cela est-il possible ?
Et
Puisque ça l’est —
Qui faut-il remercier?

Sans chercher à comprendre davantage
Je continue à sonder l'indicible
Et je pousse alors mon avantage
Jusqu'à caresser du Paradis l'entrée...
Cette fois, c'est vous qui ne savez qui remercier...
... Et nous devons nous arrêter

Une fois la fièvre quelque peu retombée
Dans un deuxième mouvement
Et tandis que la danse nous reprend —
Nous sommes l'aisance même — accomplie...se déroulant

Cette transe qui nous danse
Les seuls noms qu'elle m'inspirait
Après —
Pour la qualifier
Sont :
Munificence
Largesse
Débordance
En quelque sorte ceux qui s'appliquaient
À ce Printemps qui nous enveloppait —

À un moment pourtant
D'amour sublime
Mon cœur soudain s'est dilaté
Et dans l'instant même
De toute ma semence
Je vous ai pulsatilement inondée
Tandis que l'on s'abandonnait
À ce qui est de la jouissance
L'Abysme 
L'Immense
L'Acmé
 

Au réveil
Sans pensées
Caressants et galants
On dégustait nos fondants...

Les après-midi passent
Seule demeure
La grâce
Qui va
Riant








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