Les
après-midi passent
Seule
demeure
La
grâce...
Qui
va
Riant...
Un jour
On
se prélasse...
Perdus
dans le Temps...
En
dégustant
— Comme
chez Casanova —
Nos
coulants au chocolat...
Chauds
et fondants...
Portes
ouvertes
Au
pré
Au
loin
Devant
On
s'enlace
Perdus
dans la volupté...
Le
sentiment...
Se
savourant
— Comme
chez Casanova —
Chauds
et galants...
Portes
closes
Au
pré
Au
loin
Devant
Dans ces après-midi
Qu'emporte
la volupté
Dans
un premier mouvement
Au
milieu de nos baisers
J'entrouvre
Délicatement
Entre
vos cuisses
Ce
petit huis charmant
Qui
vers moi se tend
Qui
s'ouvre
Sur
ce délicat boudoir
Dont
les tentures de soie
— Que
j’oppresse
– Sans
le vouloir —
Me
caressent
Puissamment
Tandis
que je progresse
— Dans
un nonchaloir
De
désir et de joie —
Dans
ce petit corps-y-dort
Où resplendit, vibre et palpite l’or...
Du
Temps...
— Ce
qui nous laisse
Vous
et moi
Pantois
Les nonchaloirs de désir et de joie
— Qui
me mènent...
Ondulant...
—
L'or
du Temps...
C'est
déjà — bien sûr — le nirvana...
Mais
ce qui pour moi passe le comble du sans voix
C'est
la délicate succion d'aise
Qu'entame
Dans
une danse douce
D'ondulations
délicates et souveraines
Ce
divin onctueux avaloir
En
quoi le monde tout entier
Par
vous
Pour
moi
Soudain
S'est
transformé
Être aspiré dans la pure Beauté !
Comment
cela est-il possible ?
Et
— Puisque
ça l’est —
Qui
faut-il remercier?
Sans chercher à comprendre davantage
Je
continue à sonder l'indicible
Et
je pousse alors mon avantage
Jusqu'à
caresser du Paradis l'entrée...
— Cette
fois, c'est vous qui ne savez qui remercier...
...
Et nous devons nous arrêter
Une fois la fièvre quelque peu retombée
Dans
un deuxième mouvement
— Et
tandis que la danse nous reprend —
Nous
sommes l'aisance même — accomplie... — se
déroulant
Cette transe qui nous danse
Les
seuls noms qu'elle m'inspirait
— Après
—
Pour la qualifier
Sont
:
Munificence
Largesse
Débordance
— En
quelque sorte ceux qui s'appliquaient
À
ce Printemps qui nous enveloppait —
À un moment pourtant
D'amour
sublime
Mon
cœur soudain s'est dilaté
Et
dans l'instant même
De
toute ma semence
Je
vous ai pulsatilement inondée
Tandis
que l'on s'abandonnait
À
ce qui est de la jouissance
L'Abysme
— L'Immense
– L'Acmé
– L'Acmé
Au réveil
Sans
pensées
Caressants
et galants
On
dégustait nos fondants...
Les après-midi passent
Seule
demeure
La
grâce
Qui
va
Riant
.
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