La
poésie contemplative — galante
S'est
épanouie
— Depuis
plus de vingt ans – et pour toujours —
Sur
ces petits coteaux
Comme
— Depuis
plus de deux mille cinq cents ans —
S'y
enracine et s'y déploie la vigne :
Entre
les prés
Les
petits vergers
Et
le maquis
Dans
la beauté
Dans
le soleil
Dans
le vent
Et
dans la pluie
Dans
la neige et les orages
Dans
la glace de l'hiver et les été torrides
Mais
surtout
— Comme
elle —
Dans
la solitude et le silence
Loin
des hommes et de leurs tourments
En
surplombant
— Sans
y penser —
Leur
agitation et puis leurs peines…
En
bas…
Dans
la plaine…
Où
coule
Majestueux
et fertile
Le
fleuve
Sur
lequel
Héloïse
et moi
— Et
puis Matisse —
Parfois
on glisse
En
faisant de l'aviron
L'ivresse que donne le vin que donne cette vigne
Est
pareille à l'ivresse dont naît cette poésie :
Opulente
Féconde
Paisible
Caressante…
… Pour
tout dire :
Galante…
Contemplative…
Et elles planent
Toutes
deux
— Élégantes
—
Comme
un skiff
Sur
le Styx du monde
Du haut de leurs coteaux
L'une
et l'autre
Dominent
le Château
Où
vous caresse encore
Tard…
En
été…
Le
soir…
L'âme
du très jeune Ronsard…
Que
l'on peut toujours y croiser
— Puisqu'elle
ne l'a jamais vraiment quitté —
Sur les quais
— Qui
bordent le fleuve dont je parlais —
Nous
ne manquons jamais de saluer
Notre
très cher Mallarmé
Qui
venait souvent
— Nous
a-t-il raconté —
Pour
échapper au prosaïque du monde
Par
notre route
— Qui
n'était alors qu'un sentier —
Se
laisser envahir
Par
cette Beauté surplombante
Qui
règne du haut de nos terres
Et
de nos prés
Sur
le monde
À
ses pieds
Avec la Beauté
Mystique
De
l'amour
C'est
cette même Beauté
Submergeante
Qui
— Comme
un autre élixir —
Est
la cause de cette éternelle jeunesse
De
cette éternelle ivresse
— Galantes…
Contemplatives...
—
D'où
jaillit notre désir
D'où
coule notre poésie affirmative...
Pour
toujours…
Le 15 août 2014
Journal
d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences)
2014.
À
paraître.
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