LE
MONDE — LA PRÉSENCE
Dans
la blancheur du silence
De
l'été
Précocement
débarqué
En
force
Comme
une chape qui vous étouffe
Et
vous brûle
Bien
délicieusement
Après
le premier bain
— Alangui
de l'amour
Que
l'on faisait hier
Avec
cet appétit de fauves
Ravis
de désir
Emportés
tout de suite
Dans
les éblouissances
Que
nous donnait le délicat chemin
Que
l'on faisait
Qui
nous faisait
Nous
étirer en rugissant
En
transe
– Dès
l'entrance –
De
bonheur et de vraie joie
– Plus
belle encore que les vraies joies de l'enfance –
Découvrant
dans cette bienheureuse fièvre
Toute
la puissance et toute l'extravagance
De
la beauté de la vie qui nous danse
Savourant
sa démesure
Sans
vouloir jamais y mettre fin
Puissants
dans la douceur
Délicieux
dans la profondeur
Caressants
dans l'ardeur
Ondulants
dans le bonheur
Onctueux
dans l'avance
Mutins
et subtils
Dans
nos caressements ultimes
Jusqu'à
ce que dévale pour nous le ciel
Dans
nos cris et nos grondements
Infinis
Et
que
– Dans
la mirifique surabondance –
Jaillissent
Le
miel
Le
monde
La
présence
Comme
un paradis qui vous inonde —
Je
goûte
Le
miracle d'être…
… Et
du monde
La
délicate musique caressante du silence
Le 8 juin 2014
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