Vagues d'équinoxe — au solstice
Vous êtes particulièrement resplendissante
Ce
matin
Dans
la grisaille et le crachin
Tiède
De
décembre
Et
du monde avec
Hier
Il
y avait de moi
Vous
délivrant pour ainsi dire
De
votre rhume
En
“marabout” de “l'acupuncture interne”
Comme
nous en plaisantions tendrement
Ce
matin
Ces
puissantes vagues d'équinoxe et d'écume
Qui
me venaient
Incessamment
Dans
un enroulement complet
Puissant
et sans appel
De
mon bassin et de mes hanches
Mus
de l'ampleur de tout mon corps
— Les
mêmes
Sans
aucun doute
Que
l'on voyait
Encore
Ailleurs
Battre
immensément
Les
phares et les falaises
Couvrant
Dans
un jaillissement d'écume blanche
Comme
d'une immense tendresse
L'immensité
des plages
Où
elles s'étincelaient
Finalement —
Et
qui pour moi
Ici
Dans
notre amour
Me
déroulaient d'aise
Dans
la puissance et le battement
Incontrôlé
et mugissant
De
tout mon être
Se
délectant
Ravi
et gourmand
Impétueusement
De
la puissance
Et
de la tendresse
De
ce mouvement
À
battre ainsi
Tempétueusement
Nos
phares et nos falaises
De
cette grande vague d'équinoxe
Il
fallait bien qu'à un moment cesse
Notre
résistance à tant de force
Et
que les sentant sous moi soudain céder
Je
couvre
En
vous suivant
Dans
l'instant même
Dans
un interminable coup de semence
D'un
jaillissement d'écume blanche
Et
comme d'une immense tendresse
Vos
plages dorées
Immenses
…
Tu
sais
Celles
Où
Toujours
Toi
et moi
On
s'étincelle
Le
10 décembre 2007
Journal d'un Libertin-Idyllique
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