Des
délices il y en a mille
Mais
le plus enchanteur peut-être
Celui
qui comble le plus parfaitement l'être
C'est
— Au
réveil du sommeil d'amour —
De
rester l'un contre l'autre
Enchevêtrés
Et
sans pouvoir rien dire
C'est
encore
Lorsque
Quelques
heures après
Ayant
regagné notre couche
Sous
les voiles
Et
croyant pouvoir dormir
On
reste emmêlés d'amour
Sans
paroles
Ma
main insérée dans la vôtre
Nos
doigts croisés
Votre
sexe contre ma cuisse
Éparpillés
et conjoints
Sans
rien dire
Sans
pouvoir dormir
Absolument
pleins
Du
sentiment souverain
Le
sentiment souverain
Il
caresse mon âme
Qui
Brave
Ayant
souvent exploré sa folie
Le
mérite et le savoure bien
Le
sentiment souverain
Il
caresse votre âme
Qui
Brave
Ayant
quelquefois
Elle
aussi
Croisé
sa folie
— Lorsque
par exemple disparurent ceux qui vous étaient chers
Et
que se débondaient chez ceux qui restaient
Soit
la haine
Soit
la folie
Soit
les deux —
Elle
aussi
Le
mérite et le savoure
Bien
Le
sentiment souverain
Vous
et moi
Il
nous enlace
Il
alanguit nos corps
Il
nous laisse sans paroles
Les
yeux ouverts dans la nuit
— La
nuit du monde et des zombies —
Il
nous garde
Insouciants
émerveillés et pleins
Comme
les grands primates amoureux que nous sommes
Il
est la chance et la tendresse
L'abandon
et la délicatesse
Au-delà
de la folie du monde
Et
de la nôtre aussi
Il
nous tient éveillés
Dans
l'étonnement du monde
Le
6 novembre 2006.
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2006
.