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Héloïse Angilbert
2004
Allégresse
voluptueuse matissée d'extase contemplative — sur fond
d'azur
|
Le grand secret
L'air
chaud de l'été
Souffle
enfin
Mi-juin
Comme
un miracle souhaité
À
travers toutes les portes et les fenêtres
Ouvertes
De
la maison
Tandis
que nous reposons
Dans
le bonheur
Sur
le gazon de la terrasse
Par
le soleil grillés
— Et
que dans la touffeur
Que
rafraîchit le vent
Rien
ne se passe…
Bien
heureusement
Hier
Tandis
que nous reposions
Dans
notre lit
On
riait en se demandant
Ce
que l'on ferait de tout cet argent…
Rien
pour le moment !
Tel
fut notre jugement…
Tant
tout ici nous paraît être souverainement bon…
"On
attendra au moins l'hiver
Pour
savoir ce que peut nous faire
Le
fait d'être milliardaires"
Se
disait-on
C'était
si bon
Si
étonnant
Et
si émouvant
Que
tout soit comme il se doit
Qu'on
en riait de joie
Tout
en s'embrassant
Forts
de nos millions
— Dont
nous n'avions
– Avant
l'hiver… –
Que
faire —
On
se caressait ardemment
Et
Pour
ainsi dire :
À
cœur de joie ouverts
Si
l'on devait donner à des amants
Le
secret des grands éblouissements
Des
grands acmés contemplatifs — galants
C'est
celui-là qui ne faudrait pas taire :
S'aimer
complicemment
Complices-aimants
Complices-amants
— Et
jamais complaisamment
—
S'ouvrir
de rires et de joie
Dans
l'appétit des caresses
Dans
les grands baisers brûlants
Et
les ondulations des ardeurs enchanteresses
— Et
pour le reste
Laisser
son cœur de désir et de joie
Faire
Ceux
qui croient qu'il faut réaliser des exploits
S'y
mettre à trois ou à vingt-trois
Essaient
de faire du feu avec de la glace
— Ou
des fureurs
Ou
des terreurs —
Et
Quoiqu'ils
fassent
Rien
Jamais
Ne
se passe
La
vérité c'est que l'amour abandonné
Est
déjà comblé
Avant
même que d'avoir commencé
Et
que ses jouissances
Extrêmes
Lui sont déjà acquises
Dès
le début de ses tendresses exquises
C'est
là sa chance
— Et
sa fortune même
— Pour
résumer —
Le
grand secret
Pour
jouir comme des dieux
Quand
on s'aime
C'est
de s'aimer…
— Tous
les deux —
Dans
la pure grâce...
Où
tout se passe
Aujourd'hui
Sortant
du bain
Ayant
nagé longtemps
J'erre
dans la maison
Qu'emplissent
l'air et la lumière
Et
des oiseaux le chant
Saisissant
de ci de là un volume au choix
Parmi
ceux qui s'offrent à moi
Et
un esprit paisible me souffle
— Je
cite —
"A
leisured class with immense beds
And
large and learned libraries
In
their country seats"
Effectivement,
ça aide
Me
dis-je
Dans
notre Parc […]
Je
vous rejoins
Dans
le Jardin
La
nuit je nage encore
Sous
la lune et les étoiles...
Le
firmament...
Heureux
amant…
Le 15 juin 2013
Fulgurance
Au
réveil du sommeil d'amour
Les
yeux fermés
Encore
incapable de bouger
Je
sais soudain ce que vous
— Et
l'amour que l'on se faisait —
M'inspirez...
:
Bonté
divine !
.Journal d'un Libertin-Idyllique
.
