vendredi 23 décembre 2011

LA MAGIE DE L'AMOUR...





Par-delà les époques, les guerres et les Hommes passent...







Visiblement la magie de l'amour
Nous caresse de ses charmes
Qui nous a pris
Tels que nous étions
Épuisés et tendus
Dans cette ambiance générale
« Cataplysmique »
(Qui vous fait comme un cataplasme de cataclysmes) —
Et qui nous a laissés
Allègres et pimpants
Tout plaisantants
Riant
Comme des canailles
De je ne sais plus quel aspect méphitique du monde
(Qui n'en manque guère)
Il s'agissait je crois
D'un aspect assez gai
Si l'on ose ainsi dire
De la nef des fous du monde actuel —
Considérant joyeusement notre bonne étoile
Qui
Dans la meute hystérisée des chiens de guerre
Échappés du chenil du vieil ordre patriarcal
Qu'ont détruit
Les libertins roués
Et les usuriers
Et tous ceux qui
Pour une raison ou une autre
N'y aimaient pas leur place —
Qui aujourd'hui se déchirent et se battent
Comme une meute sans maître
Avec les libertins roués
Et les usuriers
Et certains de ceux dont on a dit
Qu'ils cherchaient une place —
Qui les manipulent et les excitent
Pour les faire servir dans des guerres que chaque groupe
Pour son propre compte —
Mène
Et qu'ils déguisent sous des formes
« Économiques »
Pour les faire passer
    Alors qu'elles ne sont que la manifestation de leur misère spécifique
    D'injouissants embrigadés —
Considérant
Donc
Joyeusement notre bonne étoile
Qui nous a fait nous rencontrer
Et découvrir et explorer ces territoires
Tout à la fois neufs et archaïques
De la délicatesse et de la puissance
Réciproques et partagées
Dans les mouvements sublimes-subtils
Des grâces corporelles et sentimentales
Et dans la jouissance paroxystique-harmonique
Et l'abandon poétique
À la jouissance de l'Être
Qui
Dans les époques précédentes
N'avaient pu occuper
Ni les maîtres
Ni les domestiques
Ni les serfs
Ni les usuriers
Qui
Les uns et les autres
N'en avaient ni le temps ni le goût
Et
Pour tout dire
Avaient d'autres choses à faire
Et que tout ça
Pour lequel ils n'avaient pas été pensés –
À vrai dire
Dégoûtait —
Et qui
Dans l'époque actuelle
En ring où s'affrontent
Des valets sans maîtres
Des serfs encore plus serfs
Des usuriers encore plus usuriers
Passe pour le dernier degré
Du ridicule et de la débilité…
Considérant
Donc
Joyeusement notre bonne étoile
Qui nous a menés l'un à l'autre
Pour découvrir cet art qui est le nôtre
Si particulier
Seul résultat désirable
De ces guerres insensées et déchaînées
Nous riions
Au souvenir de nos ébats
En disant qu'une avant-garde comme la nôtre
N'était pas près d'être rattrapée
Ni même retentée…


Dans l'instance d'une pénétration intense et caressante
Les bras levés vers le ciel
Ou prosternés comme pour le remercier
Dans l'ondulance lactée
D'un abandon gourmand
Ardent et désarmé
Dans une étreinte immense
Noyée dans une débordance
Convulsive-éperdue-abandonnée
Nous avions fait tourner la chance
Et refait le monde
Retrouvé sa vibration-danse
Celle qui
Quoi que fassent les Hommes
Ne cesse de l'animer
Et nous en étions ressortis
De nouveau ressuscités
Ce qui
Il faut bien l'avouer
A de quoi provoquer les rires et les alanguissement enamourés


Pour finir nous disions :
Par-delà les époques
Les guerres et les Hommes passent
Mais
Le puissant mouvement poétique du monde
Et ceux qui le font être
Et savent le goûter
Restent…


Ce que tout un chacun
Pourra à son tour vérifier..




Le 11 décembre 2011



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