samedi 15 décembre 2018

L’ELDORADO suivi de Documents relatifs à la fondation de l’Avant-garde sensualiste











L’Eldorado !



La venue de l’extase
Ce à quoi l’humain contemporain
J’en suis un —
Est, par sa vie, le moins préparé
Il est si facile
Quand bien même il n’est pas obligatoire —
De se couper de sa sensibilité
Tout y engage
Et tout semble plus facile que de rester
L’âme ouverte au monde


L’attirance de la dureté


J’ouvre mon âme étonnée
Riante de bonheur retrouvé —
En ouvrant votre cœur de baisers


Mes yeux se ferment :
M’envahit
Mon sourire extasié
Comme un qui reconnaît
Dans sa transe —
Un air tant aimé


Pavane…
Groove
Tempo serré…
On entre dans le mouvement
Comme deux jazzmen
Emportés par le feeling
Dans une longue impro
Qui n’en finit pas de durer
On varie et échange les solos
On s’épuise de beautés inattendues
Qui finalement nous exténuent


Être exténué
En vrai —
Par le Bon …
Le Beau…
Le Vrai…
Voilà ce à quoi mes études de philosophie ne m’avaient pas préparé
(À bas la métaphysique platonicienne !
Vive l’ultraphysique héloïséenne !)
La Sorbonne a des limites…
Nous les avons outrepassées  :
Nous sommes dans le génie
On en gémit
C’est trop sensible
Trop bon !
Trop beau !
Trop frais !


Miracle de l’irradiance de la vie
Qui nous a saisis !

Le mouvement se poursuit
Tout semble inédit
Tout paraît inouï
Aimer la vie !
Aimer la fusion magmatique des désirs
Qui s’empirent
Dans une spire
Qui étend son empire
Au plus intimes de nos cris
De nos soupirs

Le vieil air
Le bel air
Le grand air nous a ressaisis :
« "Inventeurs" bien autrement méritants
Que tous ceux qui nous ont précédés
Musiciens même, qui avons trouvé quelque chose comme la clef de l’amour »

Ou plutôt : qui en sommes possédés !

Être possédés par l’amour et sa clef
Par le fabuleux
Le prodigieux
Le merveilleux de la vie
Se déployant
Sans souci
Vertigineux
Incroyable
Confondant
Bouleversant
Annihilant

Aimer la vie
La sentir palpiter
Avec une sensitivité infinie
Se sentir s’y accorder
Dans une harmonie de Paradis
Le rythme dans la peau :

L’Eldorado !

Jusques aux Chutes du Niagara…

Plongeon absolu
Dispersion
Interminable fusion-beauté-convulsion…

Puis
Néant épanoui…
Sommeil angélique…
Éveil séraphique



À part ça, je voudrais n'avoir jamais rien dit  :
Je ne suis que là…
Je ne suis que ça…
Cet amour de la vie
Cet éloge vivant de la joie

Voilà ! 

C’est dit !

Merci !



Le 15 décembre 2018


R.C Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2018







 Documents relatifs à la fondation de l’Avant-garde sensualiste









SUR LA PLAGE DU CIEL
L'ÂME ÉTOILÉE...


Celle qui ouvre ton cœur
Que tu aimes de toute ton âme
Sans ombre
L'esprit clair
Et tendre
La femme que tu aimes
Sans penser 
Puissamment 
Profondément
Sans arrière-pensées
Avec cette passion sincère
Dans le jeu, les rires
Et l'immense sérieux du plaisir, sans rire, en riant,
Celle qui ne t'a pas blessé
Que tu n'as pas blessée
Celle qui ouvre ton cœur, ton corps, mon âme, celle qui efface tout le reste, ramène le vrai, l'être, belle beauté convulsive, tendre et puissant abandon
Celle qui éclaire tout le reste
Explique sans rien dire le faux
du reste
Celle que tu aimes corps et âme
Bavard mais étoilé
Celle qui parsème ton âme dans les étoiles
Tu y es !
Celle qui vibre longtemps en toi
La femme qui te respire avec son ventre de femme, de fée
Celle dont tu irrigues le cœur de ton âme
Fleur ouverte après l'ondée
La femme au ventre source ruisseau fleuve océan houle marine vague raz-de-marée
Celle qui te laisse sur la plage du ciel l'âme étoilée
Celle que tu peux aimer, que tu n'as pas blessée, qui ne t'a pas blessé
Celle qui t'accueille, t'aspire, te fond, que tu accueilles remplis que tu fonds
La femme de ton âme
Celle avec qui tu découvres la vérité de la vie jeu sentiment désir puissant beauté torride
Flamme feu passions désir désir don abandon innocence des sentiments des sensations
Pure délectation
Celle avec laquelle tu goûtes la vie, la vraie vie
HA ! La belle vie !
Celle que tu enivres, qui t'enivre tous deux chevauchant la belle vie
Tous deux se fondant dans la belle vie
Laisse la vague, suis la houle, suis mon cœur, mon cœur, je suis ton cœur, laisse parler ton âme, je laisse parler mon âme, toi qui ne crains rien de moi, moi qui ne crains rien de toi
Ouvre le monde, suis ma route terre profonde, je remplis ton âme, tu emportes la mienne
Ô mon âme !
Nul n'y résiste source ruisselante fleuve vague marée raz-de-marée, emporte nos âmes
Nos âmes maintenant étoilées, beauté convulsive totale, corps et âme sans pensée
Sans arrière-pensée
C'est la vie !
C'est la vie !
Mon âme extase pleine éparpillée mêlée sublime semblable
Reste sur la plage du ciel
Mon âme étoilée !
La belle, la puissante, la tendre unité, et même des corps l'étonnante synchronisation dans les vagues
Mouvements de la langueur...
Il faudra encore bien du temps, du temps de temps, du temps de rêve, du temps de vie, de vraie vie pour que ce qui s'est si puissamment uni peu à peu retrouve sa propre unité

L'innocence de ton âme, de son âme dans l'extase emporte à l'unité du monde et des amants, et puis, peu à peu, suit le retour à la singularité, mais à la singularité éclairée épanouie ravie émerveillée attendrie
Suis ton âme, mon âme, aime de ton eau pure, de ton cœur tendre, puissant, bel animal raffiné
Aime de ton âme claire tendre sans pensée, sans arrière-pensée
Aime comme on doit aimer
Puissant et bel animal
Raffiné diamant du monde
Amant du monde
Aimant la vie
Aimant ta femme
Aime de ton âme claire
Bel et tendre, raffiné, animal
L'amour la beauté la poésie
Et tout ce qui s'ensuit...

À celle que j'aime avec mon âme sans arrière-pensée tout feu tout flamme bavard étoilé
À toi Héloïse




Le 15 décembre 1992
R.C Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 1992






Sur la plage du ciel l'âme étoilée

 15 décembre 1992
acrylique sur toile
130 x 50 cm






CANDOLIM


Sur la mer
Having played
Sur la mer
Aux larges épaules
Torse ample
Sur la mer
Le regard posé
Sur la mer
De la tête aux pieds
Sur la mer
Au sable de grillons
Sur la mer
Aux caresses dans les mains du sable écoulé
Sur la mer au petit puits d'enfant
Sur la mer au rivage d'infini
Sur la mer aux rivages au lointain profond
Sur la mer au sentiment d'océan
Sur la mer
Aux larges épaules au torse gonflé
Sur la mer toutes voiles gonflées
Sur la mer puissant tendre aimé
Aimant
Sur la mer le regard posé
Tendre aimant aimé
Sur la mer
Force inimitable
Sur la mer
Couleur d'or
Sur la mer
Amant d'or
Pénétrant caressant glissant gonflé dressé tendrement caressant pénétrant glissant
Sur la mer
Amant d'or
Prend l'or du Temps
Prend l'air du Temps
Bel amant




Le 21 février 1993

R.C Vaudey
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 1993





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