dimanche 22 juillet 2018

Ceux qui cultivent les beaux-arts amoureux






Brochure
Juin 1999




I





Dans la nuit de l'été
Et du monde
Paisiblement,
Comme un amant comblé :


Celui qui dans ce temps aura échappé
À l'alcoolisme,
À la toxicomanie,
À la pornographie,
c'est-à-dire, celui qui aura su alléger par l'analyse, l'amour et la poésie vécue sa détresse et ses souffrances infantiles et sociales devenues sexuello-narcotico-alcoolico maniaques, et qui s’en sera ainsi affranchi (s'affranchissant du même mouvement de tous ceux qui, eux-mêmes victimes de leur détresse infantile et de leurs souffrances sociales utilisent, économiquement, philosophiquement, religieusement, politiquement celles des autres pour les manipuler et les soumettre à leurs délires et à leurs projets économiques, philosophiques politiques, religieux etc., d’injouissants ((puisqu'il faut bien appeler un chat, un chat )), et qui, par cet affranchissement, aura enfin trouvé le secret de la jouissance de l’amour et du Temps, celui-là, qui aura ainsi échappé, intellectuellement, aux différentes manifestations du grégarisme de ses contemporains, et si la vie a dans le même temps bien voulu lui permettre d'échapper, physiquement, à la foule de ces mêmes contemporains, tout en l'exemptant de devoir participer à leurs différents efforts de guerre ((religieuse, économique etc.)), lui permettant ainsi de pouvoir cultiver les beaux-arts amoureux et de « travailler » plus totalement à éclairer le monde de ses œuvres ((et de ses écrits))), celui-là, donc, si la Providence a bien voulu lui offrir de surcroît la douceur et l’extase d'une âme sœur, — pourra remercier le Ciel.


Post-scriptum


Cependant,
considérant ce qu'il est advenu des travaux de ceux qui dans l'Histoire avaient en partie bénéficié de ces faveurs du destin,
il devra prendre garde à ce que 
cet éclairage du monde ne dépasse pas les limites de son Jardin.






II





À Istanbul
On se morfondrait dans la foule !
À Budapest
On pesterait contre tout le reste !
À Paris, au Ritz
Entourés de touristes
Tous fans de remix
On boirait du Spritz
Pour oublier qu’on est tristes...


Allons, Madame,
Restons à Postdam
À Sans-Souci
Et gardons vis-à-vis
De ce vilain monde
Immonde
Notre Quantz-à-soi


Pourquoi devrions-nous quitter
Notre immense parc
Et les grand bois
Où vivent nos milliers d'oiseaux

Leurs chants sont si beaux !




III



Dans notre promenade
On roule sur des chemins de traverse
Qui semblent ne mener nulle part
Et puis,
Dans le soir
On écoute
Mine de rien
Mais en pleurs —
Les Quatuors Parisiens
Et Carl Philipp Emanuel

Ce qui était bon pour Frédéric
Nous convient


On ne boit rien
On retient




IV



Au lit
L'été
L'amour
Gorgé comme un fruit mûr
Explose
Comme une grenade


Au lit
L'été
L'automne
Le printemps
L'hiver
La nuit
Le jour
L'amour
Pour nous
C’est toujours une fusion galactique dAntésades  !










R.C. Vaudey
Le 22juillet 2018
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2018 




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