vendredi 5 mai 2017

De l'or du Temps et des genêts…









À midi, sortir le pain du four…
Et puis manger des œufs à la coque


Plus tard 
Au sortir du bain —
Rire et s'aimer
Dans une pénombre moirée
Et
Dans ce ciel ouvert —
Jaillir
En longues vagues convulsées
De suprême volupté —
Dans ce qui ne peut être nommé


Au réveil
Assis sous l'or des genêts —
Dans le soleil du soir
Qui ne cesse de goûter le jour
Regarder deux gallinacés
Se régaler du monde…
Mi-Pan au repos
Qui « rêve, les yeux mi-clos
Avec un air de joie »
Après avoir aimé l'Oréade
En sa demeure de lui seul connue… —
Mi-très-mystique-pâtre-grec…
De poulettes…
De la rumeur humaine et du monde oublieux
Qui regarde « les bois et les collines
Laissant couler sa vie et les heures divines
Savourant en paix la lumière des cieux »


 Et
Tandis que le brocard aboie tout au près
Là, dans le pré —
Désirer ainsi toujours demeurer
De l'Estre le Berger…
Ou le Héros
Mais un héraut muet… —
De l'Amour et de sa divine Danse
Donc de la jouissance
De l'or du Temps et des genêts…
Et de l'Immanence


Comme il plaira à chacun de le penser…













Le 5 mai 2017
Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2017














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