samedi 17 septembre 2016

In pace, in idipsum








Tandis que nous unissent nos baisers
J'aspire sans y penser
L'air que vous expirez
Et vous celui que j'exhale
Dans ce moment de l'amour pré-
Ou post- verbal…

Et là…
Boum !

Envolés les grands usuriers, les shogouns, les tycoons
Qui mangent des loukoums
Allongés dans le shantung
Et tous leurs miséreux clowns
Qui lisent des cartoons
Et font du schproum
En doudoune
Chez les bougnes
Avant de retourner dans leurs guitounes…

Pulvérisée la société de l'injouissance et son barnum…



Emportés comme dans un merveilleux simoun
Nous sommes enlevés tout vifs
Comme dans un bloom
Dans le merveilleux saloon

Mais ce mouvement-là
Est si puissant et si délicat
Que même la poésie n'en parle pas…
On peut seulement écouter (clic)
Ce sur quoi il déboucha…
Votre sommeil Ma Dame
Tandis que réveillé j'écris
Et que mon âme vous chante ceci
Dont je corrige la fin ainsi :

Gloire à vous
Gloire à moi
Et à l'Immémorial et Merveilleux Maelström
De puissance, de délicatesse et de Joie
Qui nous créa
Qui fait de vous une femme
Qui fait de moi un homme
Et qui nous enleva…



Et maintenant, je vais vous rejoindre
Et  
In pace, in idipsum 
Dormiam et resquiescam

Près de vous… Ma Dame…







 Le 18 septembre 2016, à deux heures trente du matin







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