lundi 12 septembre 2016

Un ciel si bleu…









Des draps blancs
Qui flottent dans le vent

Un ciel si bleu

Allongé
À l'ombre vénitienne
Le souvenir saisissant de notre émoi

Et soudain
Je ne distingue plus le moins du monde
Mon moi du monde 

Le monde et moi
Je ne suis plus moi
Il n'y a plus de monde
Dont il ne reste que l'intangible vénusté
Où j'ai été abrogé

Ne suis-je plus qu'immémoriale Beauté ?!

Les chaudes larmes
À cet instant-là
Pure joie 







Le 11 septembre
2016