jeudi 23 avril 2015

LES VOIX HUMAINES







Allongé dans l'infinie quiétude du Printemps
Où nous sommes enfin récompensés
De notre longanimité
Tantôt Savall me cueille
Avec Les Voix Humaines
 De Marin Marais
Qui résonnent
Dans le grand silence du Temps
Ici particulièrement éblouissant
Tantôt je reste en arrêt
Enivré par la pure Beauté
Vertigineusement envertiginé
Par tant de merveilles :

Est-il possible que tout cela soit vrai !

Le ravissement
Au-delà du questionnement
Au comble de l'ivresse
Que donne ce comme-nectar enivrant
Qui s'élève
De la Terre vers l'Éther
Dans lequel on baigne
Merveilleusement —
Fait que jeu chance-elle
Contraint de m'appuyer
Contre un petit vent léger

Les Voies Humaines
Dans l'amour
Ne sont-elles pas celles que nous avons cherchées…
Et puis trouvées ?
Une voix humaine
Pour le chanter  
N'est-ce pas celle que nous avons cherchée… 
Et puis — qui sait — qui nous a finalement caressés ?

Lorsque l'on repensera à nous
Lorsque nous serons passés
Et que l'on voudra savourer nos arabesques
À mille lieues de tous les barbaresques… —
C'est en goûtant à ces délices
Et à cette ivresse humaines
Dans un Printemps éblouissant
Caressé par Marais
Ou vibré seulement
Des trilles des oisillons
Dans une paix vertigineusement envertiginée
Que l'on pourra nous trouver…
Dans le grand éblouissement du Temps




Le 24 avril 2015



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