vendredi 6 mars 2015

FÉERIES INDIGÈNES (Heureuse petite chanson d'amour) suivie de L'HYMNE À L'AMOUR (Air du temps)








FÉERIES INDIGÈNES 
(Heureuse petite chanson d'amour…)



C’est un grand calme plat
Où la pluie et la grisaille dominent…
L’esprit du climat est sans éclat…
Les marins appellent cela
Je crois —
Une mer d’huile…
Pas vraiment un temps à prendre le grand large…
Pourtant
Joyeux et frais
On s’y essaie

J’aborde très vite votre île
Soulevant le drap
Un peu pirate
Ce qui ne vous déplaît pas
Et je cherche bientôt très fort
Un trésor
Qui ne se dérobe pas…
Puisqu’on ne le trouve
Que lorsqu’il s’offre
De soie

Et de fait
Je reçois dès l’abord les offrandes
Qui sont des danses et puis des transes —
Que la princesse de l’archipel
Très belle
Me fait
Comme à un roi…

Bienheureux et ivre
De volupté
Comme un qui aurait abordé
Aux Îles de la Félicité
Je reste là
Longtemps
Les yeux fermés
Les bras levés
À remercier le ciel
Et toutes les divinités
Tandis que m’aspire
Dans un transport magique
Et sans gêne —
La féerie indigène

Au final je plonge dans la danse
Et je fais tant et si bien
Que j’y resterais presque seul à danser
Tant ma reine en finit épuisée…
Et une reine épuisée
Ça ne peut plus danser…

Le soir, on ouvre le coffre au trésor
Et on en sort
L’or des Incas
En barres…
De chocolat

Dans le temps qui fait grise mine
Nous avons tout de même
Parce que l’on s’aime —
Trouvé la mine…
Et nous demeurons dans les éclats de rire
Et de l’amour comblé les soupirs

 

Le 10 juin 2013








HYMNE À L'AMOUR 
(Air du temps)












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