mardi 18 novembre 2014

RESTER DANS LA VAGUE






Au lit
On choisit
Les œuvres que l'on donnera
Pour rester dans le vague —
Car
Me dites-vous —
Il faut se méfier
De ceux
« Au regard torve »
Qui ne sont pas finis...
J'admire la perfection analytique du « pas finis »
Et je trouve le « torve » drolatique…
Nous voilà dans les rires…

Et les baisers suivent…
Comme toujours…

Ce qui est moins courant
Mais qui est beau —
C’est que j’entreprenne de remonter le courant
Si tôt…

Je m’engage donc dans ce petit chenal
Étroit et court
Tout juste mis en eau
Où tout est à faire
Et où l’on doit
Pour ainsi dire —
Pousser les murs et le plafond
Puisque l’on y touche
Dès l’abord —
Le fond…

Tout ce long mouvement
D’accordement
Nous donne
Bien des délectations
Jusqu’à ce que s’enchaînent
Les premières grandes aspirations
Que suivent l’emprise au sol
Dans un étau
Le relevé du pont
Jusqu’à celui de la garde
Impassible
Immobile
Mais emportée par la foule
Qui vient
En houle
Sans aucune cesse
Et dans une très grande ardeur
La caresser de ses ferveurs…

Cette fois
C’est la foule qui cède
Et demande grâce

Un répit accordé
On reprend nos envahissements
Jusqu’à ce que cèdent
Bien facilement—
Les digues
Et que l’on provoque
Le chaos devant…

Moi vous suivant…
Retardataire —
On mène ainsi le bal
Jusqu’à l’abandon de la princesse
Que l’on prolonge jusqu’à épuisement

On se réveille
Dans la merveille
L’ultime flottance
Et l’on se régale
De délicatesses
De l’amour
Dans la pluie des jours…





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