mardi 9 septembre 2014

L'amour contemplatif — galant (Thanks to Héloïse...)




             
Où l'on verra comment nous sommes devenus des inventeurs bien autrement méritants que tous ceux qui nous ont précédés ; des musiciens même, qui avons trouvé, au long de nos courses et de nos dérives, la mine d'un or très rare et peu recherché : celui du Temps ; — et, donc, la clef de l'amour : cette troisième forme historique du libertinage en Europe, le libertinage idyllique… c'est-à-dire l'amour contemplatif — galant




La poésie et l'art gardent des traces de notre vie, mais nous sommes les seuls à connaître vraiment les souffrances et les joies, indicibles, qu'ils représentent ou qu'ils chantent.

Certaines de leurs manifestations, les plus terribles pour nous, sont comme ces traces que laissèrent sur des murs ceux que l’explosion brutale du monde, un jour d'août 1945, au pays du Soleil levant, vaporisa, tant il est vrai que, lorsque le malheur nous frappe, le monde, qui nous était familier, explose, et, pour chacun d'entre nous, comme s'il n'existait que pour nous seuls , nous laissant tels un nourrisson qui vient de naître, qui vient de sortir du cœur même de la vie qui bat à 37°2 , et que l'on abandonne à l'Inconnu, à la Solitude, au Froid, au Silence pour lui interstellaires d'une pouponnière de maternité, ce qui est une souffrance archaïque extrême, innommable à vivre, et même à revivre dans le cours d'une analyse, prototypique quoiqu'évitable de toutes les pertes de la suite de notre vie. 

D'autres traduisent ce qui en nous se redéploie, plus ou moins craintivement sous les airs suffisants ou bravaches que les souffrances refoulées qui prennent leur violence à ces sources primales-là donnent, et sont comme un soleil qui se relève sur le monde que l'on redécouvre alors plus beau qu'on n'aurait jamais pu l'imaginer.

Les plus belles, enfin, resplendissent comme la vie qui, toujours renaissante, resplendit à son zénith.

Voici quelques-unes de ces traces.


  
 Le début de la fin (1)

7 octobre 1991
Acrylique et pigments sur toile
2,75 x 1,90 m


L'explosion finale

24 avril 1992
Acrylique et pigments sur drap
3,10 x 2,10 m


 ...



L'aurore

Thanks to Héloïse
24 août 1992
Acrylique et pigments sur toile
3,00 x 2,20 m




Shakti (Looking... Looking at Héloïse...)


Lucidité du matin
Aux collines d'aurore
Aux sentiments d'aise
Aux amitiés chantantes
Mais de la voix parlée
Seulement
Aux jeunes amants passionnés
De deux ans —
Aux sourires d'extase
Aux moyens terribles
Déjà
De vous éloigner du centre
De leur monde
De leur tout
De leur flambée de vie

Lucidité du matin
Aux collines d'aurore

Considérant la belle, dans ce sens, l'excessive, j'ai dû oublier l'amour partagé et le désir.
Nul ne saurait s'enfermer dans le jeu caractériel de la séduction narcissique, le caprice.
Très malheureusement — parce que je la trouve superbe — l'étincelle divine commune n'est pas notre lot.
Quelle shakti cependant !

Agréable compagne des nuits de rires. Sourire d'extase.
Avec vous quelle belle explorée. ..
Ni l'esprit, ni la vie, ni le sentiment, ni le désir…
So, my dear, just think about it and go back to your world
Désir de faire réellement le tour du monde divin des sentiments océaniques de l'extase et des sentiments partagés.
Aucune envie de l'agitation désespérée
Et du micmac caractériel

Lucidité d'aurore
Collines du matin
Jardins de rêve
Et d'utopie
Just far away

Considérant la belle
Dans ce sens, l'excessive… —
J'ai dû oublier l'amour partagé
Et le divin

Yeux de braise
Adorant
Étant aimée
Aimant
Étant adorée

Impeccable sirène. Brune

Les imperfections de l'oubli me rappellent les mêmes et tellement anciennes
de mes premières amours. Vous tenez au féminin.
Moi aussi

Considérant la belle
Dans ce sens, l'excessive —
Je n'oublie pas l'amour partagé
Et le divin

Yeux de tendre
Adorant
Étant aimée
Aimant
Étant adorée

Exquise douceur sauvage

Les fuyants profonds m'attirent plus qu'ils ne lui nuisent avec mon éternel désir de tout réanimer. Enfant vous fûtes celui qui le fit...

Considérant la belle
Dans ce sens l'excessive —

S'aurait-elle aimer ?


Jeudi 4 septembre 1992



 
Premier Poëme…

Accord parfait
À corps parfaits
Ce matin je me suis réveillé de bonheur...
J'avais dormi tard de bonheur...
Ou encore...
Ce matin mon sexe chantait de bonheur...
Et mille autres cajoleries
Et mille autres douceurs...

À celle que l'on aime et qui se découvre
À celle qui force douceur extase enfant
Belle tendre abandonnée offerte ouverte
Donnée soleil d'or soleil d'or âge d'or retrouvé
L'éternité c'est la mer allée avec le soleil —
À celle que l'on aime
À celle du reflet d'or sur le fleuve miroir
Aux lèvres rondes à la langue de délices léchant
L'eau de l'amour
À celle aux fesses de tangage
Aux cuisses de formes fermes
Au sexe rose bouton de rose petite bouche
Qui me parle délicate presque fermée
L'appétit vient en mangeant —
Ouverte offerte donnée soleil d'or âge d'or retrouvé
Éternité mer allée avec le soleil
Aux lèvres rondes de délices léchant l'eau de l’âme
De l'amour
À celle au sexe rose bouton de rose ouvert offert gourmand
Faim du monde faim de toute la vie
Vraie faim sans peur et sans reproches
Douce vie doux vit
À celle que l'on aime
Profondément tendrement
À celle que l'on aime comme l'on doit aimer
À celle que l'on doit aimer
À celle de la lampe d'Aladdin (rechargeable qui plus est !)
À celle de la danse de l'amour adroite
À droite, à gauche
À celle avec laquelle danser tourner ramper plonger se relever
Se retrouver replonger
À celle aux provinces exquises à s'y tromper
À celle qui force douceur extase beauté
S'épanouit sur le monde trouve sa vérité
À ses sommeils partagés confiants
Désarmés désarmants
(Qui voudrait être armé ?)
À celle qui force douceur extase beauté
S'épanouit sur le monde trouve sa vérité

À Héloïse…

À toi mon amour

Avec tout mon cœur mes mains mon âme…



Fin septembre/début octobre 1992.








14 août 1993
Acrylique, pigments, fleurs et herbes sur toile
2,90 x 2,05 m
 



Ni fumée ni vin


Vous n'avez pas peur
Du grand amour
Celui de l'amour-caresse
Au sexe de cœur tendre
Et doux
Vous n'avez pas
Peur du grand amour

L'amour n'est ni un sport
Ni un exploit
Ni un divertissement
Vous le savez bien
Vous qui m'aspirez
Dans votre grand amour

Vous défaites dans
Mes reins
Une crainte
Qui me ferait vif joueur
Même câlin mais
Superficiel

Vous défaites cette crainte
Lorsque votre ventre
S'ouvre d'amour caressant
Au mien
Extases multiples
Subtiles

Vous n'avez pas peur
Du grand amour
Divin

Pas de place pour
L'agitation coquine
Juste maintenant
Vous ouvrez mon cœur
Défaites une
Dureté dans mes
Reins
Vous débondez l'âme
Des sentiments
Vous ouvrez le champ
Du ciel de
L'amour
Divin

Je n'aime que vous
Je ne peux aimer
Que vous
L'amour est au fond
De mon cœur
Emerveillé profond
Chose subtile
Affaire de poètes
Et de belles
A l'âme claire
Sans peur soudain
Jeunes et fraîches
A l'âme claire

J’apprends tout de
Vous
Ni fumée ni vin
Sans défenses
Et sans manières
Vulnérable aimant

Vous n'avez pas peur
Du grand amour
Et moi qui en parle tant
Je vous suis
Laisse mes craintes

Allons de l'avant



Le 31 août 1993





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