mercredi 6 août 2014

Bagatelles






Allongé...
Dans la béatitude...
Dans la fournaise...
Du mois d'août...
Sans un bruit...
Ne peux même plus parler...
Ne peux même plus penser...
En pure flottance...
Moi... vaporisé...

À un moment...
Tout de même...
À la fin... —
Poème…
Vient…

Mais si ce n'est pas du moi…
D'où ?




Il y a quelques jours
En parlant de vide
Et d'émois doux —
J'ai écrit
Pour toujours —
En pensant à Ovide
Post coïtum homo beatitudinem est
Parce que j'avais soudain éprouvé
Que vous n'aviez jamais été aussi délicieuse
Et que je m'étais dit que si j'avais su
Que faire l'amour était si bon
Je l'aurais fait plus tôt…
...
Vous aimer...

...

Il y a quatre ans
Jour pour jour
Vous avez sauvé ma vie...
Quand j'écris ces mots
J'en savoure tout le goût

...

 Ah oui ! Aussi !
Allongé au soleil
Sur la Terre
Perdu dans le Ciel
J'étais tout explandi
Grand comme une galaxie…
Plus !
Infini !
Je le mentionne
Parce que je m'en étonne...


Maintenant c'est fini
J'ai pu me glisser
Avec peine
Dans le bureau
Qui ne fait que six mètres de haut


Fantaisies
Bagatelle
Et tutti quanti




Le 6 août 2014


Journal d'un Libertin-Idyllique (Illuminescences) 2014





.